STATUT DES CAISSES D'ÉPARGNE
AVRIL 1998

L'évolution des résultats
du groupe caisses d'épargne


Présentation du résultat des quatre derniers exercices
du groupe caisses d'épargne

 
1994
1995
1996
1997
Produit net bancaire courant
25,4
26,3
27,7
28,5
Coefficient d'exploitation (en %)
82,9
83,5
80,9
81,1
Résultat brut d'exploitation courant
4,3
4,3
5,3
5,4
Provisions
(2,6)
(0,1)
(0,7)
(0,9)
Résultat net comptable
1,67
1,62
1,83
2,02

L'évolution de la situation des caisses d'épargne au cours des quatre dernières années est marquée par :Une progression limitée du produit net bancaire (PNB) entre 1994 et 1997, celui-ci progresse de 3 % environ ;Une maîtrise encore insuffisante des frais de gestion. Les coûts de gestion progressent en général plus rapidement que le PNB ; c'est donc une part croissante de l'activité bancaire des caisses d'épargne qui est absorbée par les frais d'exploitation. Il est vrai que le chiffre d'affaires par agent des caisses d'épargne est inférieur à celui d'autres réseaux (717.000 francs par agent en 1995, 750.000 en 1996). En 1995, il fallait 1,47 salarié pour générer 1 million de francs de produit net bancaire aux caisses d'épargne, contre par exemple, 1,1 au Crédit agricole ou 1,15 à la Société générale.

La progression des frais de gestion n'est pas uniquement liée aux coûts salariaux, mais également à une insuffisante maîtrise des autres coûts (informatique par exemple) qui progressent fortement sur la période.

Il résulte de tout ceci un maintien à un niveau très élevé du coefficient d'exploitation qui n'est jamais inférieur à 80 % et qui recommence à augmenter en 1997 après la baisse constatée en 1996, et un résultat brut d'exploitation à la fois peu élevé et en faible progression, à l'exception de l'année 1996 (mais ce mouvement ne s'est pas poursuivi en 1997).

Les dotations aux provisions restent très faibles, malgré une importante progression sur le dernier exercice.La rentabilité des caisses d'épargne est extrêmement médiocre. La rentabilité (résultat net y compris fonds pour risques bancaires généraux/fonds propres) atteignait 3 % en 1995 ce qui est largement en-dessous des principaux établissements de crédit de la place (pour mémoire, la rentabilité moyenne des banques mutualistes est de 6%; au sein des grandes banques AFB, la fourchette se déploie de 4,3% pour la BNP à 8,9% pour la Société générale). Elle n'a pas augmenté depuis cette date.


© Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie- 29 avril 1998